Otan - Vers un réforme de l'Otan ? - Bonn et Belgrade - Le réarmement allemand - Dans les commandements
Les éclatants succès de la technique soviétique constituent pour l’opinion mondiale comme une affirmation de la supériorité militaire de l’URSS et semblent confirmer l’avance considérable prise par les savants au service de Moscou dans la mise au point de l’engin balistique intercontinental. C’est en exploitant au maximum cette position de force que les dirigeants du Kremlin vont s’efforcer de poursuivre leurs fins politiques : accroître l’emprise russe sur le Proche-Orient et d’une façon générale sur les pays non engagés ou « neutralistes », obtenir l’évacuation des bases avancées américaines et en premier lieu des bases turques, dissocier de leurs alliés les États-Unis pour les obliger à un retrait.
Ainsi s’expliquent les manœuvres d’intimidation contre la Turquie, l’effort de propagande du Comité central du Parti communiste d’Union soviétique (PCUS) en appelant, par-dessus la tête de leurs gouvernements aux partis socialistes occidentaux, l’appui de la plainte syrienne à l’ONU. Sans doute faut-il voir aussi la main de Moscou derrière le geste de Nasser faisant débarquer le 13 octobre 1957 en Syrie, à Lattaquié, un bataillon égyptien pour la défense de la frontière syro-turque.
Face à cette action dûment coordonnée, quelle a été la réaction de l’Occident ? Le gouvernement d’Ankara conscient de son bon droit ne s’est pas départi de son calme et le secrétaire d’État américain M. Dulles, en butte aux plus vives attaques de Moscou faisait savoir le 16 octobre dans un avertissement énergique que les États-Unis, membres de l’Otan comme la Turquie, n’hésiteraient pas en cas de besoin à venir en aide à leur alliée : « Si la Turquie était envahie, la réaction des États-Unis ne serait pas seulement défensive… le territoire soviétique n’est pas un sanctuaire privilégié, »
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