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Les événements du Proche et Extrême-Orient, lourds de conséquences pour les Nations du monde libre ont quelque peu détourné de l’Europe l’attention internationale. Les palinodies de la « conférence au sommet » n’ont pas abouti à la conversation souhaitée entre l’Est et l’Ouest et, par un revirement inattendu, c’est dans le cadre d’une session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies, réunie pour examiner la tension au Moyen-Orient, qu’une résolution émanant des pays arabes a obtenu l’unanimité. Il est à craindre que rien ne soit résolu pour autant, l’exploitation du panarabisme laissant la voie largement ouverte à la compétition entre l’Est et l’Ouest vis-à-vis des nations non engagées.
L’affaiblissement des positions occidentales consécutif au coup d’État en Iraq, aux troubles du Liban et à la situation périlleuse de la dynastie jordanienne rend de plus en plus manifeste l’extension du « neutralisme » dont profite en fait l’influence soviétique en direction de l’Afrique, menace grandissante pour le flanc sud de l’Otan. Malgré les efforts de conciliation déployés par le Conseil, ni l’épineuse question de Chypre, ni les divergences entre la Grande-Bretagne et l’Islande sur les droits de pêche n’ont trouvé encore leur solution.
Les décisions prises d’envoyer des forces au Levant : Marines américaines au Liban, parachutistes britanniques en Jordanie, l’ont été respectivement par les gouvernements de Washington et de Londres sans consultation préalable avec leurs alliés. Le Conseil de l’Otan a néanmoins été tenu au courant de l’évolution de la situation.
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