Otan - La France et l'Otan - Berlin et la question allemande - Questions militaires - Le problème du ravitaillement en carburant
« En un siècle où le maintien de la paix résulte d’un fragile équilibre des forces, notre patrie est par la nature et par l’histoire située à un carrefour du monde… La France, tout en ne pouvant prétendre à l’égalité de puissance avec les grands empires du monde, se voit imposer les sévères responsabilités d’un pays déterminé à un rôle de premier plan… Dans nos préoccupations nationales, l’Algérie a la priorité absolue… » « La France est à Alger… c’est par notre présence indiscutée, notre autorité incontestée, que nous garantissons la sécurité de la Méditerranée occidentale et, par là, notre sécurité…
« Quelle tragédie ce serait pour nous, pour l’Europe, pour l’Occident, si tout entière la Méditerranée redevenait une frontière entre deux mondes hostiles. »
C’est dans ces termes que M. Michel Debré, dans l’exorde de sa déclaration ministérielle, définit les impératifs majeurs de la politique française, et il poursuit : « L’Alliance atlantique était et est dans la nature des choses. L’absence de guerre tient aujourd’hui à un équilibre des forces et les nations occidentales doivent être associées pour ne pas offrir leurs faiblesses isolées aux ambitions dont notre monde est le théâtre. Il ne suffit pas cependant de reconnaître la nécessité de l’équilibre des forces. Il faut savoir d’abord à quelles conditions l’Alliance atlantique peut être une force digne de ce nom et dans quel but l’équilibre avec d’autres forces doit être recherché… L’Alliance atlantique sera une force internationale si elle est fondée sur la solidarité de ses membres et sur l’équité dans la répartition des responsabilités. À la longue, il ne peut être de solidarité entre les nations occidentales si cette solidarité ne joue qu’à certains moments et non à d’autres, en certains lieux et non en d’autres, en face de certains problèmes et non en face de certains autres. On ne peut être associé en Europe en présence d’une certaine menace et divisé en Méditerranée en présence de la même menace. On ne peut faire front commun dans une conférence en Europe et présenter un front désuni dans une autre conférence hors d’Europe.
Il reste 84 % de l'article à lire
Plan de l'article


.jpg)




