Aéronautique - En vue d'un nouveau pont aérien de Berlin - Réflexions sur la « guerre limitée » Est-Ouest
Des documents photographiques parus récemment dans la presse nous habituent au spectacle du gigantesque : tel l’accouplement de l’IRBM (Missile balistique à portée intermédiaire) Thor et du Douglas Cargo Master C-133. Avec ce dernier appareil, les performances de l’avion de transport font un bond remarquable. Du C-124 Globemaster au C-133 Cargo Master, le poids total progresse de 84 à 130 tonnes, avec une charge marchande passant de 29 à 50 t US (907 kg) et une vitesse de croisière de 185 à 285 nœuds, ce qui multiplie le rendement du premier cargo par quatre.
Ces données n’auraient en elles-mêmes qu’un intérêt documentaire si une récente déclaration du général William H. Tunner, commandant le Military Air Transport Service (MATS) n’en avait montré le côté pratique dans la situation politique actuelle : « Avec dix C-133 transportant 50 t US et effectuant chacun 270 voyages par mois, on peut transporter les 135 000 t mensuelles nécessaires, suivant l’expérience de 1949, pour faire vivre Berlin. »
270 voyages par mois pour dix avions, cela signifie 90 mouvements journaliers, c’est-à-dire un avion en vol toutes les quatorze minutes ; c’est un avion atterrissant sur chacun des trois terrains de Berlin toutes les quarante minutes ; c’est une densité dans chacun des couloirs de quatre à cinq avions seulement se suivant à 120 km, pouvant ainsi voler dans les meilleures conditions de sécurité, c’est-à-dire étages entre 6 000 et 9 000 pieds. On peut même, à la limite, admettre que le brouillage total des aides ne pourrait arrêter l’Airlift. Bref, c’est admettre la résolution du problème du pont aérien.
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