La Chine populaire et le dialogue sino-soviétique (I)
De récents événements (l’offensive chinoise aux frontières de l’Inde, la convocation de cinq congrès nationaux de Partis communistes européens, un échange de plus en plus acerbe d’arguments polémiques…) ont mis sur le plan de l’actualité le problème des rapports entre la Chine et l’Union soviétique. À vrai dire, ce problème n’est pas nouveau. Force est de constater toutefois qu’il se pose avec de plus en plus d’acuité et que les relations entre la jeune République Populaire de Chine (treize ans d’existence) et l’U.R.S.S. (quarante-cinq ans d’existence) en arrivent à un point de crise.
Pour analyser cette crise, il importe de mieux connaître les deux pôles antagonistes. L’Union soviétique nous est relativement connue. Il n’en est pas de même de la Chine.
Le présent article se propose donc de traiter des modalités particulières du communisme chinois. Il me paraît difficile, en abordant cette étude, de ne pas faire mention au préalable de quelques aspects essentiels de la politique intérieure chinoise. Sans l’analyse de ces données intrinsèques, l’interprétation du comportement de la Chine dans le monde moderne et de sa politique étrangère serait comme suspendue dans le vide. Il s’agit de données géographiques, démographiques, économiques et proprement politiques.
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