Politique et diplomatie - Une nouvelle stratégie américaine ?
Dans un discours prononcé le 17 mars à l’Université de Wake-Forest, à Winston Salem dans la Caroline du Nord, le Président Carter a précisé les objectifs de son Administration en matière de sécurité, de défense et de politique étrangère. Il entendait ainsi tracer à l’intention de l’étranger – qui parfois s’interroge sur le sens des démarches présidentielles – les grandes lignes qui orientent l’action de Washington. Il voulait surtout répondre aux critiques qui, aux États-Unis et dans les pays alliés, dénoncent la passivité américaine dans le domaine de la politique extérieure et l’insuffisance de leurs moyens militaires en regard de ceux dont dispose l’Union Soviétique.
Ce discours est significatif car il intervient au terme d’une période de réflexion et de discussion entre experts, qui a conduit à une réévaluation de la politique américaine dans la conjoncture internationale actuelle. D’après ce qui a filtré dans la presse (1), le discours de Winston Salem résume les conclusions qui ont été présentées et entérinées par le Président dans un document référencé PD.18.
Ces conclusions font état d’une évolution qui aurait radicalement modifié les données des relations entre les États-Unis et l’URSS depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. La transition s’est faite à la fin des années 60. L’URSS, jusqu’alors relativement faible par rapport aux États-Unis, a atteint la parité stratégique avec eux. Dans le même temps, l’URSS développait ses forces classiques, en Europe comme à la frontière chinoise, au moment où les États-Unis, se dégageant du Vietnam, réduisaient leurs dépenses militaires.
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