Armée de terre - L'adjudant d'escadron est-il fongible dans le char Leclerc ?
Comme les autres armées, l’Armée de terre est entrée dans la phase de « post-professionnalisation », une phase qui doit lui permettre de consolider les acquis de la « refondation » effectuée, parfois à marche forcée, depuis 1997. En recentrant la mobilisation des énergies sur ses capacités opérationnelles, elle vise tout autant à aguerrir ses soldats, à approfondir l’entraînement de ses unités projetables et à renforcer la cohérence de l’ensemble de ses organismes et de ses procédures autour de la préparation à l’engagement des forces terrestres, dans le cadre de la construction de la défense européenne et des opérations interarmées et multinationales qui ne manqueront pas de se multiplier.
Cependant, la période qui s’ouvre sera aussi marquée par une évolution majeure, la mise en œuvre, sur un rythme rapide, des dispositions de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) du 1er août 2001, évolution moins exaltante, dont les tenants et les aboutissants sont d’autant plus difficiles à percevoir qu’au-delà de l’Armée de terre et du ministère de la Défense, elle touche l’ensemble des services de l’État, en bouleversant les fondements même de l’action publique.
Une révolution sur un calendrier serré
La LOLF, qui a été qualifiée de « révolution silencieuse », va remplacer progressivement l’ordonnance n° 59-2 du 2 janvier 1959. Elle entrera pleinement en vigueur pour la loi de finances 2006. Cependant, la loi de finances 2005 devra être construite en deux versions, selon les deux textes, et des « préfigurations » et expérimentations sont attendues dès le budget 2004. Autant dire que le temps n’est plus aux considérations générales mais à l’action précise et réaliste pour réunir les conditions de mise en œuvre de cette nouvelle constitution budgétaire, tant dans la construction de la loi de finances que dans son exécution.
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