Habituellement, les États européens préparent des mois à l’avance leur présidence en évacuant les dossiers les plus conflictuels. Au contraire, l’Italie a pris les rênes du Conseil européen alors qu’un débat interne de positionnement diplomatique battait son plein. Les résultats de sa présidence de l’Union sont, malgré tout, assez substantiels. Comme précédemment, les progrès politiques sont plus significatifs que les avancées purement militaires.
L'Italie et la défense européenne au deuxième semestre de 2003
Une compréhension correcte du dynamisme actuel de l’Italie et des difficultés qu’elle rencontre justifie de s’arrêter quelques instants sur ce débat intérieur.
La refondation d’une diplomatie
La chute du mur de Berlin et l’avènement de la deuxième République ont contraint l’Italie à trouver de nouvelles bases à sa politique étrangère.
Deux chocs politiques déstabilisateurs
Pendant la guerre froide, éloignée du front potentiel en centre-Europe et le dos tourné au théâtre méditerranéen, l’Italie était un cul-de-sac géopolitique vivant dans la quiétude de ceux qui se savent en périphérie. Sans transition, la décennie 90 l’a propulsée au statut de pays du front, d’abord face aux Balkans dont elle n’est séparée que par l’Adriatique, et ensuite face à la Méditerranée.
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