Les réformes structurelles de l’Alliance, décidées lors du Sommet de Prague en novembre 2002, et le développement de ses missions, qui la conduit, avec l’Isaf, à se déployer pour la première fois hors du champ traditionnel de la zone euro-atlantique, posent, avec plus d’acuité, la question de la position de la France. Non-intégrés à la structure de commandement du temps de paix, il nous est difficile de peser sur les orientations voulues par les autres pays membres. L’augmentation de notre contribution budgétaire pourrait consolider notre positionnement.
France-Otan : le budget comme stratégie d'influence !
Du temps de la guerre froide, la structure militaire intégrée de l’Otan, toute vouée à la mission de défense collective, constituait la principale destination des ressources. La France s’en étant retirée en 1966, sa contribution budgétaire, peu significative, n’était guère problématique. Elle se traitait sous l’angle habituel des incidences financières des décisions politiques. Les récentes évolutions de l’Alliance, de la crise des Balkans au Sommet de Prague, modifient ce simple schéma. Parallèlement, au travers des concepts de « déployabilité » et « d’employabilité », la démarcation entre structure militaire intégrée et non-intégrée s’estompe ; la Force de réaction de l’Otan (NRF) en constituant l’illustration emblématique
L’amplitude croissante de notre participation aux nouvelles missions post-1989 et post-2001 de l’Otan, ainsi que notre participation à la NRF et au processus de Transformation de l’Alliance, posent donc la question du réajustement de notre contribution qui augmente mécaniquement. Compte tenu des fortes contraintes budgétaires, les incidences financières des évolutions de notre position doivent retenir la plus grande attention. L’augmentation mesurée de notre contribution budgétaire à l’Otan pourrait cependant être considérée comme un investissement fructueux, notamment au regard de notre positionnement dans le processus décisionnel.
L’instrument, que représente notre contribution au budget de l’Otan, peut être utilisé graduellement. A minima, il s’agit de pérenniser la situation héritée de notre retrait de la structure militaire intégrée en 1966 ; mais, à ce niveau, nous ne pourrons tirer profit de notre plus ample participation aux évolutions de l’Alliance.
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