Les Américains seraient-ils en train de gagner leur pari ? Après l’arrestation de Saddam Hussein, l’Iran a déclaré accepter de signer le protocole additionnel du TNP, et la Libye de se placer sous le contrôle de l’agence de Vienne. La situation sur le terrain impose cependant une réelle circonspection. Quant à l’analyse des buts de guerre face aux résultats actuels, elle contraint l’observateur à être, pour le moins, réservé sur l’avenir.
Politique et diplomatie - L'Irak après la seconde chute de Saddam
Après avoir déclaré le 1er mai 2003 que la guerre était terminée, le 43e président des États-Unis aurait-il finalement abouti au résultat attendu, huit mois plus tard, avec l’arrestation de Saddam Hussein ? George Walker Bush avait besoin d’une victoire. L’arrestation du dictateur déchu la lui procure. Alors qu’il entre en campagne pour un second mandat, 56 % des Américains jugent toujours justifiée la guerre en Irak. Quant aux cadres du Parti républicain, ils disposent désormais d’une réponse type lorsqu’on les interroge sur l’absence d’armes de destruction massive : « pensez-vous que le monde était meilleur quand Saddam était au pouvoir ? ».
« L’hyperpersonnalisation » de la rationalité conflictuelle pour l’opinion publique américaine (les guerres contre Saddam, Ben Laden, Haïdid, Milosevic) et la cosmogonie usuelle de nombre d’électeurs américains font que le dénouement est perçu puisque le coupable est à merci.
Vis-à-vis de la France, le succès diplomatique américano-britannique obtenu en Libye et la capture de l’autocrate bassiste autorisent une certaine condescendance. On se remémore la déclaration de Donald Rumsfeld en mars dernier « après notre victoire, les Français boiront jusqu’à la lie le calice de l’humiliation ».
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