La Stratégie européenne de sécurité offre un cadre clair pour l'ensemble de l'action extérieure de l'UE. Le potentiel en termes d'efficacité, de cohérence et de crédibilité est évident. La mise en oeuvre des choix exprimés dans la Stratégie , à travers tous les domaines de l'action extérieure, est un projet essentiel pour le rôle international de l'UE.
La Stratégie européenne de sécurité : un agenda ambitieux
En adoptant la Stratégie européenne de sécurité, intitulée « Une Europe sûre dans un monde meilleur », le Conseil européen de décembre 2003 a enfin comblé le vide stratégique qui existait depuis le début de la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) en 1998 (1). Le Traité d’Amsterdam, en incluant les « Tâches de Petersberg », définissait bien les types d’opérations possibles : « Les missions humanitaires et d’évacuation, les missions de maintien de la paix et les missions de forces de combat pour la gestion des crises, y compris les missions de rétablissement de la paix », soit, dans le jargon Otan, les missions « non-Article 5 » ; mais le rôle de la PESD dans l’ensemble de l’action extérieure de l’UE n’était que vaguement conçu — jusqu’à maintenant.
Une stratégie est un outil pour les autorités politiques ; elle définit les objectifs globaux à long terme ainsi que les catégories d’instruments à utiliser pour les atteindre, et guide le développement des capacités — civiles et militaires. C’est un cadre de référence pour la politique quotidienne dans un environnement international toujours plus complexe et en constante évolution (2).
Sécurité et mondialisation
Dans la première partie de la Stratégie, souvent critiquée, l’accent est mis sur les menaces : le terrorisme, la prolifération des armes de destruction massive (ADM), les conflits régionaux, la déliquescence des États et la criminalité organisée. Le ton diffère de la première version du document, qui avait été présentée au Conseil européen de juin 2003 : plus d’attention y est prêtée aux conflits régionaux et aux effets négatifs de la mondialisation.
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