Après avoir dressé le panorama géostratégique résultant du 11 septembre 2001, de la 2e Intifada et de la guerre en Irak, l’auteur étudie l’avenir du Partenariat euro-méditerranéen (PEM), bien mal en point. Il recommande que dans le Proche et le Moyen-Orient l’Europe reprenne l’initiative, laquelle restera distincte, mais complémentaire du Greater Middle East américain.
La Méditerranée au prisme du nouveau panorama stratégique
Les événements du 11 septembre, la deuxième Intifada et la guerre d’Irak ont complètement modifié les conditions de la coopération en Méditerranée. Il est désormais impossible de faire semblant de considérer ces évènements comme des péripéties minimes qui ne mettent pas en péril le fond de ce projet politique.
Comme le constate Christoph Zöpel : « En raison de leurs relations de voisinage avec les régions du Moyen-Orient (1) et du Sud de la Méditerranée, les pays d’Europe sont plus affectés de manière différente et immédiate que les États-Unis à la fois par le conflit israélo-arabe et le conflit d’Irak. Ils ont bien plus intérêt que les États-Unis a prévenir l’escalade et promouvoir la résolution des conflits et leur action est plus fortement influencée par ces motifs » (2).
Il s’agit donc de repenser de fond en comble le Partenariat euro-méditerranéen (PEM) à la fois dans son contenu et dans son champ d’application.
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