Revue des revues
R. Clement donne son avis sur un transfert de la zone de stabilité de l’Otan vers l’Afrique du Nord minée par l’islamisme radical et un « Grand Moyen-Orient » (1) où perdurent de multiples conflits. Nouveau Secrétaire général de l’Alliance, J. de Noop Scheffer en prépare activement le prochain sommet, à Istanbul, fin juin.
L’arrivée des 7 nouveaux membres clôt, au moins provisoirement, l’élargissement de l’Otan ; pour la plupart des gens, la zone de stabilité européenne semble achevée. Or, l’Otan est aussi un forum politique où s’équilibrent les intérêts de sécurité des Alliés. L’idée d’un « dialogue méditerranéen de l’Otan », lancée il y a dix ans par le Secrétaire général d’alors, et oubliée depuis, mérite d’être reprise avec un mélange d’efforts et de prudence : une offre de coopération n’intéressera nos voisins d’outre-Méditerranée que si elle répond à leurs attentes et si elle émane de l’ensemble des Alliés et non des seuls États-Unis, dont les opinions arabes réprouvent l’attitude dans le conflit israélo-palestinien.
À la réunion des ministres des Affaires étrangères de décembre dernier, C. Powell proposait de s’inspirer sur ce nouveau terrain du Partenariat pour la paix (PPP), qui a tant contribué aux progrès des Peco pour s’adresser à ces autres voisins.
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