« La guerre est l’histoire des hommes. La paix reste le rêve des sages ». Jamais ces propos du général de Gaulle n’ont été aussi justes. En ce début du XXIe siècle, la violence des hommes continue de se déchaîner, mettant à mal tous les « irénistes » béats et les stratèges parisiens, de Londres comme de Washington ! D’évidence, il se passe quelque chose qui modifie les classiques facteurs de la puissance, et notamment ceux de la puissance militaire. C’est bien au-delà des centimètres cubes d’électronique que se passe la vraie révolution dans les affaires militaires. Comme toujours, elle vient du fond des âges par le truchement du comportement physique et moral des hommes : aujourd’hui, l’aveuglement fanatique et idéologique fertilisé par le développement économique déséquilibré et son cortège de misères et de vexations.
Puissance militaire et modernité au XXIe siècle
Vaste sujet, celui qui traite de la défense et de la sécurité d’une Nation. Vaste sujet, quand on observe la complexité et l’évolution du monde. Vaste sujet, quand on se souvient des erreurs historiques commises au siècle dernier, notamment par la France : l’erreur majeure de 1914 avec le lieutenant-colonel Foch et l’école de l’offensive à outrance qui déboucha sur quatre années de ferme défensive ; l’erreur inqualifiable et double de 1940, avec une politique d’intervention au profit des États centraux (Pologne, Tchécoslovaquie, etc.), appuyée sur une stratégie strictement défensive, la ligne Maginot ; et pour couronner l’inconséquence, la décision inouïe de sortir en avant des murs de la forteresse « France » pour une rencontre hasardeuse dans les plaines des Flandres !
Vaste sujet encore, quand on se réfère à la guerre strictement aérienne du Kosovo et au second rôle définitivement dévolu désormais aux forces terrestres, chargées des tâches « ancillaires » ! Vaste sujet toujours devant les spectacles de l’Irak, de la Côte d’Ivoire ou de Haïti, qui mettent en exergue le rôle principal des forces terrestres pour construire et rassembler les vraies conditions des succès militaires et de paix qui devraient en découler ! Ô combien convient-il de rester modeste dans ses certitudes, mesuré et équilibré dans l’obligation des décisions qui préparent le futur et qu’on ne peut remettre.
Telles sont les premières réflexions qui peuvent venir à l’esprit lorsque, ayant la charge des affaires (pour une petite part), il faut tout de même se forger des convictions et se déterminer à les conduire fermement, à bon terme.
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