Longtemps associée à la guerre froide, la dissuasion est, à l’aube de ce XXIe siècle, toujours d’actualité. Le 40e anniversaire des Forces aériennes stratégiques (Fas) est l’occasion de rappeler le rôle et la place de la composante nucléaire aéroportée ; il nous rappelle aussi que c’est cette composante qui, un certain 19 juillet 1966, conféra à la France son indépendance stratégique. Sa modernisation et sa pérennité contribueront sans aucun doute à conforter une autonomie stratégique dépassant le seul périmètre de l’Hexagone.
40 ans d'existence pour la dissuasion nucléaire, et de vie opérationnelle pour les Forces aériennes stratégiques (FAS)
Depuis leur naissance en 1964, les Forces aériennes stratégiques (FAS) participent à la crédibilité globale de la dissuasion, en mettant en œuvre la composante nucléaire de l’Armée de l’air. Quarante années d’expérience qui soulignent la cohérence opérationnelle d’un outil de tout premier plan au service de la défense de notre pays. Cette cohérence s’appuie à la fois sur un ensemble de capacités telles que le ravitaillement en vol, les réseaux de transmissions sensibles, les systèmes d’armes de pénétration tout temps, et sur l’engagement d’hommes et de femmes veillant en permanence à la disponibilité opérationnelle des moyens. Ces capacités permettent d’ailleurs aux moyens des FAS de couvrir tout le spectre des quatre fonctions stratégiques de sorte qu’ils s’impliquent fortement dans les opérations extérieures. Quarante années d’histoire qui mettent donc en lumière les qualités d’adaptation de notre outil de défense pour répondre à la première exigence opérationnelle : la polyvalence des moyens de l’Armée de l’air.
Des évolutions consacrées à l’autonomie stratégique
Créées en janvier 1964, les Forces aériennes stratégiques furent le premier élément qui permit à la France d’affirmer son autonomie stratégique et de redevenir une puissance majeure sur la scène internationale. Peu après, c’est la mise en service du Centre des opérations des forces aériennes stratégiques (Cofas), qui permet au commandant des FAS de suivre en permanence l’état de ses moyens et d’en rendre compte au président de la République, de planifier, de programmer et de conduire les opérations. Enfin, le 8 octobre de cette même année, des Mirage IV de l’escadron de bombardement 1/91 « Gascogne » et des C135F ravitailleurs du 4/91 « Landes » des FAS prennent la première alerte.
Durant ces quarante années, les évolutions, qu’elles soient techniques ou organisationnelles, sont nombreuses.
Il reste 86 % de l'article à lire
Plan de l'article







