Revue des revues
H. Bartels revient sur le service militaire : fin de vie ou modèle d’avenir ? De toute façon, la question risque de n’être pas tranchée facilement ! À lire les commentaires des médias au forum du Conseil consultatif de l’Innere Führung de Berlin, ses partisans étaient tous, le ministre Struck en tête, d’incorrigibles passéistes. Même si, comme Struck s’en fait fort, le congrès d’automne du SPD se déclare « pour », les Verts, second membre de la coalition gouvernementale actuelle, sont tout à fait « contre ». Leur co-présidente, A. Beer, a croisé le fer avec A. Merkel (CDU) : « Cette décision sera politique ».
Maints experts, dont le Generalinspekteur, ont beau avancer des arguments techniques irréfutables, cela ne compte pas pour A. Beer. Probablement se contenterait-elle d’une « mise en sommeil », l’abrogation exigeant une improbable majorité des deux tiers.
Un changement de majorité en 2006 laisserait le problème identique, la CDU-CSU ayant besoin du FDP qui y est hostile. Ce dernier irait-il jusqu’à empêcher la formation du gouvernement ? Ce sont donc les petits partis auxiliaires qui risquent de faire pencher la balance. Struck : « Sur cette question brûlante, une alliance fatale se dessine entre ceux qui suivent le bon chemin et les abolitionnistes, partisans de réduire drastiquement la Bundeswehr »… « Jusqu’à présent, les adversaires du service n’ont rien à opposer au fait que, même moins nombreuse, une armée de volontaires coûte plus cher… La qualité d’une armée professionnalisée existe ou se perd vite en fonction de ses finances »… « Si la Bundeswehr était totalement tributaire du marché du travail, elle serait obligée de se rendre plus attractive pécuniairement. Or, les moyens actuels permettent difficilement l’effectif prévu de 195 000 hommes. La structure devrait être revue de A à Z et les engagements envers l’ONU, l’Otan et l’UE seraient à diminuer. De plus, une fois le service aboli, il n’y aurait plus suffisamment de personnel de réserve ; les assurances de sécurité données aux citoyens allemands pourraient courir un danger ».
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