Le concept d’intelligence économique est un concept ambigu qui n’a pas d’équivalent hors de nos frontières. Aussi, ses promoteurs ont-ils jusqu’à présent mal maîtrisé son contenu et sa mise en oeuvre. L’auteur, s’appuyant sur les conclusions de la « Commission nationale d’enquête sur les attaques terroristes contre les États-Unis », démontre l’urgence d’un recentrage des efforts français sur le développement de technologies de recueil et d’analyse de l’information publiée sur Internet et de méthodologies d’analyse stratégique visant à évaluer la portée stratégique des informations recueillies.
Quels points communs ? Quelles spécificités ? Quels outils ?
Le but de cet article est d’éclairer, dans une première partie, le concept d’intelligence économique et de comprendre en quoi il est responsable de son relatif échec en France et de sa non-reproductibilité au-delà de nos frontières où il ne possède aucun équivalent.
Une deuxième partie se concentrera sur la veille (watching) et l’analyse stratégique (strategic intelligence), deux des métiers fondamentaux de l’intelligence économique, dont les outils et les méthodes sont communs au renseignement.
Tout d’abord pourquoi le concept d’intelligence économique est-il une spécificité française ? Pourquoi ne comporte-t-il aucune équivalence nulle part ailleurs alors que le champ et les techniques du renseignement d’État sont largement partagés dans le monde entier ?
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