L’Otan peut servir de cadre aux relations de sécurité entre l’Union européenne et les États-Unis. Cette option, classique et régionale, n’épuise pas la totalité des champs de la relation entre les deux rives de l’Atlantique. Les institutions et le processus de négociations existant actuellement entre Bruxelles et Washington pourraient être ouverts aux préoccupations de sécurité. Cette solution alternative présente l’avantage de focaliser nettement sur les affaires, par nature mondiales, des deux partenaires.
Les relations de sécurité entre l'Europe et les États-Unis : crise ou progrès ?
Les relations transatlantiques en matière de sécurité et de défense ont été bousculées ces deux dernières années. D’abord, la guerre d’Iraq et le rôle à accorder au droit international ont causé des irritations profondes entre une partie des pays européens et les États-Unis. Ensuite, la Stratégie de sécurité européenne et le Traité constitutionnel, avec les progrès en matière de PESD qu’il contient, sont l’expression d’une aspiration de l’Europe à une plus grande autonomie en matière de sécurité et de défense. Ces développements au sein de l’Union européenne posent problème pour la future articulation entre l’Otan et l’UE.
Les tensions sont aussi exacerbées par l’entrée de dix nouveaux pays dans l’Union européenne. Leur affinité pour Washington, plus marquante que chez certains des vieux pays membres, a changé les centres de gravité de l’UE en matière de PESD et pourrait même changer sa nature.
L’impact des relations OTAN-EU sur le traité constitutionnel
Les craintes des pays d’Europe centrale
Ces pas impressionnants de la PESD n’ont pas seulement irrité les États-Unis malgré leur soutien de principe, exprimé par Madeleine Albright. Les pays d’Europe centrale en ont également pris ombrage. De tradition très atlantiste et en train de négocier leur adhésion à l’UE, ils se souciaient du sort de l’Otan face aux ambitions européennes.
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