Revue des revues
« La politique de sécurité concerne tout le monde » répond le vice-amiral d’escadre (CR) H. Frank à E. Gloekner venu l’interroger sur l’Académie fédérale de politique de sécurité (BAKS) dont il quitte la présidence. L’amiral Frank a eu la joie de transférer à Berlin, près du centre du pouvoir, une BAKS précédemment campée à Bonn ; de l’installer dans des locaux bien conçus ; d’obtenir pour elle du Conseil fédéral de sécurité l’autorisation de créer également un séminaire international accueillant les étrangers. Son seul souhait est de voir la BAKS continuer à recevoir les moyens nécessaires à ses activités.
La mission de l’Académie est de faire réfléchir ensemble les dirigeants allemands des administrations, du secteur privé et militaire sur « les nouvelles dimensions de la sécurité » et de parvenir à rassembler, comme dans les autres grands États, une strategic community. Dépendant du Conseil fédéral de sécurité, la BAKS reste entièrement libre dans son enseignement pour analyser objectivement et corréler tout ce qui concerne la sécurité intérieure comme extérieure. Elle exploite les travaux des divers organismes de recherche, telle la Fondation science et politique. Elle n’a pas vocation à devenir « la voix du gouvernement ».
L’élargissement de l’Otan et de l’UE a profondément amélioré les conditions de sécurité de l’Allemagne. Reste à organiser les « voisinages » avec les États au-delà des limites de cette nouvelle Europe. La démarche actuelle de l’UE et de l’Otan est à poursuivre avec détermination pour contribuer à la sécurité globale.
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