Union française - Tunisie : situation intérieure - Plan de réforme - La Tunisie devant l'ONU - Les opérations d'Indochine - La mission de visite de l'ONU au Togo sous tutelle française
Pendant le mois de septembre, la situation intérieure tunisienne a été beaucoup plus calme que les mois précédents. Quelques attentats causés par engins explosifs déposés au hasard, semble-t-il, ont émaillé cette période, mais les dégâts ont été dans l’ensemble très faibles et il n’y a pas à déplorer de pertes humaines.
Aussi, dans un dessein d’apaisement souvent réaffirmé, le Résident général, M. de Hautecloque, qui avait rejoint son poste au début de septembre après deux semaines passées dans la métropole, en a-t-il profité pour libérer la majorité des internés politiques « éloignés » au cours des derniers mois. C’est ainsi que, sur les 533 personnes restant dans les camps d’internement, 466 ont été relâchées le 15 septembre. Les 67 personnes restantes ont été seulement astreintes à résider dans des localités déterminées. Par ailleurs, de nombreux saboteurs ou auteurs d’attentats, commis les mois précédents, ont été arrêtés et déférés au tribunal militaire de Tunis.
Plan de réforme
On se souvient que le Bey de Tunis [NDLR 2026 : Lamine Bey] avait convoqué quarante personnalités choisies par lui pour leur demander d’étudier le plan de réformes proposées par la France et les inviter à lui faire connaître leur avis. Celles-ci en avaient mandaté douze qui avaient élu une sous-commission de quatre. Cette dernière rédigea un rapport de synthèse tenant compte de tous les avis et rapports présentés au Bey par les personnalités consultées. Ce rapport, entériné par la Commission des Douze, a été remis au Bey le 1er septembre 1952. Les quarante, réunis au palais de Carthage le 7 septembre, ont, en présence du Bey, entendu sa lecture et l’ont approuvé.
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