La formation est primordiale pour les armées. À l’origine des compétences nécessaires pour mettre en œuvre et assurer l’entretien des équipements complexes, facteur d’attractivité, elle conditionne de plus en plus la valeur des armées. Elle n’est paradoxalement pas épargnée par les coupes budgétaires. Peut-on aujourd’hui encore optimiser la formation sans compromettre l’avenir ? Une solution consiste à accroître la modularité.
Pour une formation plus modulaire (T 666)
For a more modular training
Training is paramount for armies. At the origin of the skills necessary to implement and maintain complex equipment, a factor of attractiveness, it increasingly determines the value of armies. It is paradoxically not spared from the budget cuts. Can we still optimize training today without compromising the future? One solution is to increase modularity.
Les armées égyptiennes vont se doter de certains équipements français parmi les plus modernes : avions Rafale, Frégate multimissions (Fremm), missiles, etc. Avant elles, l’Indonésie s’est équipée de canons Caesar (Camion équipé d’un système d’artillerie) tandis que la Malaisie, le Chili, le Brésil, l’Inde ont acheté des sous-marins. Ainsi, le niveau technologique tend à s’égaliser au sein des différentes armées. Tout au moins, l’acquisition de certaines armes (sous-marins, etc.) joue-t-elle un rôle égalisateur. Dans ces conditions, si les équipements ne font plus (ou moins) la différence, la plus-value des armées reposera davantage sur la valeur des hommes. Dès lors, leur formation est primordiale.
Une réforme capitale
Lancée dans la course à l’avantage technologique, tant sur un plan militaire que commercial, la France se dote d’équipements de haut niveau de technicité. Ils sont fortement automatisés et souvent mis en œuvre par des équipes réduites. Pour les mettre en œuvre et en assurer le maintien en condition opérationnelle, les militaires doivent recevoir des formations toujours plus poussées.
Par ailleurs, les armées souhaitent que leur personnel conserve une moyenne d’âge basse (31 ans pour la Marine nationale en 2014). Cet objectif nécessite son renouvellement continu. Dès lors, les armées doivent inlassablement former un flux soutenu de personnes, de leur recrutement jusqu’à leur reconversion. En outre, elles doivent se montrer attractives pour recruter abondamment. Pour cela, la formation est un atout de poids : elle offre des perspectives d’évolution, jusqu’au plus haut niveau (1), un épanouissement professionnel, des reconversions avantageuses.
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