Admission au service actif du BRF Jacques Stosskopf
© Marine nationale
L’amiral Nicolas Vaujour, chef d’état-major de la Marine (CEMM), a prononcé l’admission au service actif du Bâtiment ravitailleur de forces (BRF) Jacques Stosskopf le 7 mai 2026. Il est désormais déclaré opérationnel et en mesure d’être pleinement déployé sur ordre du chef d’état-major des Armées (Cema).
La Marine nationale dispose ainsi de son second BRF, qui s’ajoute au Jacques Chevallier, premier de série admis au service actif depuis novembre 2024, lui aussi basé à Toulon (83).
Les BRF, prévus au nombre de quatre, font partie intégrante du renouvellement capacitaire d’ampleur initié par la précédente Loi de programmation militaire (LPM), dans le cadre du programme flotte logistique (FLOTLOG), et confirmé par la LPM 2024-2030. Ils remplacent progressivement les Bâtiments de commandement et de ravitaillement (BCR).
Leurs missions principales sont le ravitaillement en combustible naval et aéronautique, en munitions, mais aussi en vivres et pièces de rechanges. Elles entrent dans le cadre du soutien du groupe aéronaval constitué autour du porte-avions Charles de Gaulle ou des unités concourantes à la mission de dissuasion océanique.
L’arrivée des BRF se traduit par une modernisation et une augmentation des capacités de délivrance de carburant et d’embarquement de matériel. Ils permettent ainsi d’améliorer l’autonomie de la force soutenue en lui permettant d'agir loin et plus longtemps. Cette capacité est l’apanage d’une Marine océanique, capable d’intervenir sur toutes les mers du monde. Véritables cordons ombilicaux de la flotte, ils sont de surcroît armés pour évoluer dans des zones soumises à des menaces asymétriques ou résiduelles, et participent à l’évaluation de la situation tactique d’un théâtre d’opérations grâce à leur liaison de données.
Dans le cadre de son déploiement de longue durée (DLD), le Jacques Stosskopf a déjà pris part à des entraînements interarmées ainsi qu’à des exercices conjoints de préparation à la haute intensité avec des marines partenaires tels la mission Jeanne d’Arc 26 ou l’exercice ORION 26. Ce DLD a confirmé ses performances en qualité et en quantité, en eaux froides et en eaux chaudes, son interopérabilité et sa capacité à produire des effets opérationnels.
Publié le 19 mai 2026




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