Défense dans le monde - États-Unis : la politique américaine de non prolifération nucléaire ; Aspects financiers des élections - Argentine : le retour des militaires - Espagne : la « coordination démocratique » - Turquie : l'accord de défense turco-américain - Grande-Bretagne : James Callaghan, l'unité travailliste et les syndicats
M. Kissinger a déposé le 9 mars 1976 sur les questions de non-prolifération devant la Commission du Sénat pour les Opérations gouvernementales, au moment où les perspectives d’exportation par la France et l’Allemagne fédérale (RFA) d’installations de retraitement nucléaire au Pakistan et au Brésil suscitaient des critiques virulentes dans la presse et au Congrès. Dans son exposé, le secrétaire d’État a, entre autres, défini les axes d’effort de la politique américaine avant la prochaine réunion des sept pays exportateurs de technologie nucléaire (1).
Alors que le développement continu et nécessaire de l’utilisation pacifique de l’atome contient en germe un risque réel de prolifération nucléaire militaire, les États-Unis entendent poursuivre une vigoureuse stratégie de non-prolifération, élément fondamental de leur politique étrangère.
L’approche multilatérale de la non-prolifération doit permettre la définition d’un ensemble commun de critères de sauvegarde et de contrôle pour les exportations de technologie nucléaire. Elle implique des consultations entre pays exportateurs, la coopération avec les pays importateurs pour l’utilisation pacifique de l’atome et un ferme soutien aux mécanismes internationaux susceptibles d’entériner les limitations que s’imposent les États-Unis eux-mêmes.
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