Le ministère des Armées engage une nouvelle étape majeure dans le renouvellement de la capacité française de guerre des mines
SLAM-F (© DGA)
Le 21 juillet, la ministre des Armées et des Anciens combattants a lancé une nouvelle étape du programme de Système de lutte anti-mines du futur (SLAM-F) conduit par la Direction générale de l’armement (DGA) pour équiper les unités de guerre des mines de la Marine nationale.
Le passage de ce jalon marque la montée en puissance de la Marine nationale sur une capacité de premier plan, avec l’acquisition d’une douzaine de drones de surface et sous-marins supplémentaires et l’affrètement de navires porteurs de drones destinés à protéger les approches maritimes métropolitaines.
Cette décision, prise dans le cadre de l’actualisation de la Loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030, illustre la volonté du ministère de préparer la Marine nationale aux défis technologiques et opérationnels de demain, tout en garantissant à la France une autonomie stratégique dans un domaine critique pour la sécurité maritime.
L’actualité géopolitique nous rappelle la permanence de la menace des mines navales. Afin de garantir la liberté de navigation, la liberté d’action des forces navales et la protection des intérêts de la France, le ministère renforce ses capacités de guerre des mines et d’intervention subaquatique.
Le programme SLAM-F témoigne d’un leadership opérationnel et technologique français. La France, par sa Marine nationale, son industrie, son savoir-faire, fait ainsi partie des rares pays à posséder une expertise dans la détection et la neutralisation des mines navales.
Pour mener à bien le développement de ces technologies de pointe, le programme s’appuie sur deux coopérations structurantes : l’une avec le Royaume-Uni pour les drones, l’autre avec la Belgique et les Pays-Bas pour les navires porteurs. Ces collaborations ciblées sur la base de partenariats efficaces constituent un atout majeur pour renforcer notre autonomie stratégique tout en développant l’interopérabilité.
Il a été ainsi décidé de commander une douzaine de drones supplémentaires pour poursuivre la constitution d'un parc de drones sous-marins et de surface et d'affréter des navires porteurs de drones afin d’assurer, sans rupture capacitaire, la mise en œuvre de ces nouveaux moyens sur les approches maritimes métropolitaines.
Enfin, avec de nouveaux bâtiments bases de plongeurs démineurs et des bâtiments de guerre des mines porteurs de drones, la France se dotera des moyens de porter cette capacité loin, longtemps, et de l'engager partout où ses intérêts l'exigent.
Publié le 04 août 2026






