L'auteur, actuellement le directeur des centres d'expérimentations nucléaires, rappelle ici les buts de ces expérimentations, leur nécessité pour le progrès de notre force nucléaire et le maintien de sa crédibilité. Soulignant les conditions de sécurité dans lesquelles elles s'opèrent, il évoque les problèmes techniques que pose la décision de leur transfert ultérieur en sites souterrains.
Les expérimentations nucléaires françaises : présent et avenir
Depuis 1960 la France a mené, dans le cadre de sa politique de défense, une série d’expérimentations nucléaires, d’abord au Sahara dans le champ de tir aérien de Reggan et le champ de tir souterrain d’In Ekker, puis à partir de 1966, en Polynésie Française, dans le champ de tir aérien du Centre d’expérimentations du Pacifique. Dès 1956, un plan de quatre ans avait réparti les tâches, dans le domaine de la réalisation des armes nucléaires, entre le Commissariat à l’Énergie Atomique et les Armées, et depuis une fructueuse collaboration s’est établie entre eux.
Actuellement, deux organismes se partagent la responsabilité des Essais :
— la Direction des centres d’expérimentations nucléaires (DIR.C.E.N.), dépendant directement du Ministre des Armées et chargée des tâches opérationnelles et logistiques ; c’est un organisme mixte, composé en grande partie de militaires des trois Armées mais aussi de personnels du C.E.A. ;
— la Direction des Essais de la Direction des Applications Militaires du C.E.A. chargée essentiellement de la partie technique des expérimentations.
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