Union française - La situation en Indochine - L'Outre-mer et la Communauté européenne
Le mois de février 1953 a été particulièrement calme en Indochine où aucune opération de grande envergure n’a été déclenchée ni par les Vietminh, ni par les forces de l’Union française.
Les troupes débarquées dans la région de Qui Nhon, le 29 janvier, ont été renforcées dans les jours qui ont suivi. De nombreux commandos et patrouilles offensives ont rayonné dans le but de détruire les importantes installations ennemies installées, en toute sécurité, depuis plusieurs années dans cette région. Le Vietminh a été lent à réagir, probablement en raison de l’effet de surprise complet causé par le débarquement. Petit à petit cependant il apparut que nos adversaires s’employaient à renforcer les défenses de la ville de Binh Dinh, située à 17 kilomètres au nord-ouest de Qui Nhon et, dans ce dessein, rassemblaient le maximum d’éléments locaux, qu’ils renforçaient d’unités régulières retirées du secteur d’Ankhé. Brusquement, on apprenait le 6 février, que tout, le dispositif franco-vietnamien de la tête de pont de Qui Nhon avait été méthodiquement rembarqué sans que le Vietminh, à nouveau entièrement surpris, ait esquissé la moindre attaque.
Le porte-parole de l’État-major a déclaré que l’opération avait pleinement atteint ses buts qui étaient les suivants : 1° soulager Ankhé, en attirant des unités vietminhs vers la côte et renforcer pendant ce temps nos défenses sur les hauts plateaux ; 2° démontrer au Vietminh que toute offensive lancée en direction des hauts plateaux pouvait être prise à revers par un débarquement sur la côte ; 3° sonder les populations de la zone vietminh.
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